Dr Martine Orlewski & Martine Kajoch — Deux parcours, une conviction commune

Dr Martine Orlewski et Martine Kajoch, intervenantes au diplôme d’université Techniques de sophrologie, partagent leurs trajectoires et leur vision d’une discipline en plein essor.
Le déclic
Dr Martine Orlewski
Médecin d’origine semi-vietnamienne, issue d’une famille de sept enfants, elle découvre la sophrologie par hasard lors d’un séminaire d’homéopathie. Ce qui la frappe d’emblée : l’alliance entre corps et esprit, et la place laissée au patient comme acteur de sa propre guérison. Sa thèse sur la prise en charge de la douleur en obstétrique l’amène à se former auprès des pionniers européens de la discipline.
Martine Kajoch
Consultante en communication et gestion du stress, formée en sociologie, psychologie et droit, elle arrive à la sophrologie comme outil de gestion du stress. Un déclic survient lors de sa formation : un jeune garçon en sortie de bloc opératoire lui demande, après une brève séance, « si je refais l’exercice seul, ça va marcher ? ». Cette question simple lui révèle la portée concrète de la méthode.
Ce qui les a convaincues – La parole aux patients
« C’est la première année que j’ai vu le printemps… Auparavant je ne regardais rien. Cette année, j’ai vu les bourgeons au bout des branches, j’ai senti les odeurs et perçu la douceur du soleil. »— Responsable d’agence immobilière, accompagnée pour une dépression d’épuisement · Dr Orlewski
« J’ai compris que le corps médical ne pouvait pas tout pour moi. Si la médecine me soignait, la guérison m’appartenait en grande partie. J’ai décidé de m’impliquer dans ce processus. Cette épreuve a été pour moi comme un signal : pense à toi, effectue d’urgence un changement dans ta façon de vivre, va à l’essentiel — et avance. »— Patiente en rémission d’un cancer du sein, après plusieurs mois de séances · Dr Orlewski
« J’avais l’impression de n’être plus rien, une petite vieille sans but. Aujourd’hui je fais des pauses dans la journée, je relativise mieux. Le mot cancer ne me hante plus — une page se tourne, comme une nouvelle jeunesse. Et j’ai plein de projets ! »— 62 ans, cancer du sein avec ablation et chimiothérapie · Dr Orlewski
« Si je refais le même exercice seul, ça va marcher ? » – Cette question posée par Tristan, une dizaine d’années, en sortie de bloc opératoire, a tout changé. En une phrase, cet enfant soulagé en quelques minutes de ses douleurs post-opératoires avait mis le doigt sur l’essentiel : la sophrologie peut s’apprendre, se réapproprier, et agir seul. · M. Kajoch
Leur terrain d’action : les soignants
Les deux intervenantes convergent sur un public prioritaire : les professionnels de santé eux-mêmes. Épuisement, charge mentale, conditions de travail qui se complexifient… les soignants manquent d’outils simples et mobilisables au quotidien. La sophrologie répond à cet enjeu : des exercices efficaces en 2 à 7 minutes, praticables debout, les yeux ouverts, en présence de collègues.
Dr Martine Orlewski
Elle intervient au DU pour aider les apprenants à s’approprier des outils concrets : apaiser ses pensées, réguler ses émotions, améliorer ses relations d’équipe. Son fil conducteur : que chaque professionnel prenne aussi soin de lui-même.
Martine Kajoch
Elle a co-créé le DU avec le Dr Thierry Lavigne avec l’objectif que les apprenants comprennent la méthode en profondeur et la diffusent dans leurs pratiques. Les retours sont très positifs : beaucoup choisissent ensuite de se former comme sophrologues.
Leur vision de la sophrologie
Dr Martine Orlewski
« Une synthèse opérationnelle de différents outils pour l’homme moderne pressé par le temps et en attente de résultats. »
Martine Kajoch
« Une méthode innovante, préventive et accessible, inscrite dans les enjeux actuels de santé publique — notamment la prévention de l’épuisement professionnel. »
Ce qu’elles partagent
Approche intégrative
Médecine existentielle
Neurosciences
Approche neurocognitive
Prévention RPS
Malgré des parcours très différents, l’une médecin, l’autre consultante, Martine Orlewski et Martine Kajoch défendent la même conviction : la sophrologie n’est ni relaxation, ni hypnose, ni pensée positive. C’est une méthode laïque, simple, accessible à tout âge, dont le développement passe par la coopération avec les autres disciplines et par l’ancrage dans les neurosciences. L’avenir est intégratif.
Renseignements & inscriptions au DU Techniques de sophrologie
- Laurence KOSTYRA | Coordinatrice formations
- 03 68 85 49 74
- lkostyra@unistra.fr
