Un Master professionnel pour former des spécialistes en investigations financières à l’échelle européenne

Unique en Europe, le Master 2 « Investigations financières à l’échelle européenne » vise à former des spécialistes de haut […]

Unique en Europe, le Master 2 « Investigations financières à l’échelle européenne » vise à former des spécialistes de haut niveau capables de conduire des investigations financières complexes à l’échelle de l’Union européenne, dans le but de détecter des infractions à partir d’une analyse des flux financiers, d’en réunir les preuves et de mettre en œuvre les poursuites dans le but de saisir et de confisquer les avoirs criminels. Il s’adresse à celles et ceux qui souhaitent exercer au sein de cabinets d’avocats, d’expertise comptable, de commissaires aux comptes, de cabinets d’audit et d’investigation et ouvre également des débouchés pour la spécialisation des professionnels de la justice, des douanes, de la gendarmerie, des impôts et de la police.

Une formation en tout distanciel pour répondre aux besoins des stagiaires en formation continue

Le Master se déroule sur une année, de janvier à décembre avec une soutenance du mémoire de recherche début d’année qui suit.

Chaque mois un nouveau module, entièrement en distanciel est proposé aux stagiaires. Il se compose de capsules vidéo, de supports de documents écrits, de séances en visioconférences et d’exercices de mise en application permettant d’acquérir de nouveaux savoirs tout au long du processus d’apprentissage.

Une équipe pédagogique experte et dynamique

L’équipe pédagogique du Master est composée d’universitaires et d’experts européens pour chacune des matières enseignées. Très impliqués dans la formation des stagiaires, tous ont à cœur de les accompagner dans leur année de formation.

Une formation qui vise l’expertise individuelle et collective

En plus de l’acquisition de savoirs clefs dans des domaines sensibles tels que la cybercriminalité, le renseignement ou l’analyse financière criminelle, ce diplôme permet aux stagiaires d’intégrer une communauté d’experts qui sont tous animés par la même flamme : la sensibilisation et la lutte contre la grande délinquance à l’échelle européenne.

Emilie EHRENGARTH, Docteur en Droit- Coordinatrice pédagogique, Faculté de Droit, de Sciences politiques et de gestion

Le Pied diabétique : un problème majeur de santé publique

Les plaies du pied chez le diabétique représentent une des complications majeures de la maladie. L’existence d’une plaie du pied représente un tournant dans l’évolution de la maladie puisque ces patients ont un taux de mortalité multiplié d’un facteur 2,4 par rapport à un diabétique sans plaie. Le risque d’amputation est 8 fois plus important chez le diabétique. Le diabète est responsable actuellement de 8 000 amputations par an. 

Une prise en charge multidisciplinaire indispensable et efficace 

La prise en charge pluridisciplinaire du pied diabétique est indispensable pour assurer les bases du traitement des plaies des pieds : les soins locaux pour l’application du pansement adapté et le débridement de la plaie, la mise en décharge, l’équilibration du diabète, l’évaluation de l’artériopathie en vue d’une éventuelle revascularisation, l’évaluation de la dénutrition et enfin le traitement anti-infectieux. Cette prise en charge multidisciplinaire a montré son efficacité par la réduction du nombre d’amputations et de récidives des plaies. Elle nécessite l’implication des infirmières, des pédicures-podologues, des podo-orthésistes, du médecin traitant, du diabétologue, des médecins et chirurgiens vasculaires, des médecins de médecine physique réadaptative et des infectiologues.

Les principaux facteurs de risque de survenue d’une plaie du pied chez le patient diabétique sont la neuropathie, la déformation des pieds et l’atteinte vasculaire. Les données épidémiologiques rapportent qu’un patient diabétique sur deux présente des facteurs de risque de plaie permettant ainsi d’identifier les populations à haut risque et de mettre en place des mesures de prévention.

Une formation ouverte à tous les soignants impliqués dans le suivi des diabétiques ayant des plaies des pieds, à l’image de sa prise en charge 

Le DU de prise en charge globale du pied diabétique est ouvert à tous ces professionnels de santé permettant d’accéder à une formation commune : IDE, médecin, podologue, podo-orthésiste, diététicienne. Elle permet également de favoriser les échanges autour de la problématique du pied diabétique de la même façon que ces professionnels seront amenés à le faire dans des situations de l’activité professionnelle quotidienne.

Une formation pratique privilégiée à l’hôpital et à travers des ateliers de mise en situation 

La prise en charge des plaies du pied chez le diabétique requière la connaissance des bases physiopathologiques des plaies mais surtout une expérience professionnelle spécialisée. Elle nécessite également la compréhension de la place de chacun des acteurs de soins autour de la plaie du pied diabétique. Dans ce contexte, plus d’une semaine de cette formation sera dédiée à des stages dans les structures hospitalières de diabétologie, de chirurgie septique, de médecine physique et réadaptative ainsi que de médecine vasculaire. Les ateliers pratiques en présence d’infirmières libérales, de diabétologie et des équipes d’éducation thérapeutique permettront une immersion complète complémentaire des données plus fondamentales et indispensables à la prise en charge des plaies du pied chez le patient diabétique. Les participants à cette formation accompagneront au quotidien les équipes pluri-professionnelles en pratique dans les différentes structures pour une immersion dans la pluri professionnalité.

L’offre de formation de l’Inspé de Strasbourg propose à côté des mentions de master préparant aux concours de l’Éducation nationale (MEEF premier et second degrés, encadrement éducatif) un master en sciences de l’éducation et de la formation qui, de son côté, prépare aux métiers en lien avec l’ingénierie de formation. Cette mention, co-accréditée avec l’Université de Haute-Alsace, propose huit parcours spécifiques en seconde année dont la singularité est de professionnaliser les étudiants à des métiers en dehors de l’enceinte scolaire. Le parcours « Ingénierie de la formation et des compétences » (IFC) s’intéresse quant à lui à l’ensemble des fonctions nécessaires à la construction des compétences, depuis l’analyse des besoins et des ressources, la construction des actions de formation et des référentiels, le sourcing, jusqu’à la mise en œuvre des actions de formation, de diplomation ou  de certification et l’évaluation de la qualité et des externalités. Les choix pédagogiques, dans le cadre d’une approche par compétences, permettent à notre équipe d’accueillir des apprenants en formation continue, en apprentissage, en VAE, après un M1 ou une VAPP.

Une ingénierie de formation à partir de l’analyse des trajectoires

L’ensemble des intervenants dans les enseignements de ce parcours de mention de master en seconde année, qu’ils exercent comme chercheurs universitaires ou professionnels du secteur de la formation, du conseil, de l’accompagnement, des ressources humaines, partagent les mêmes centres d’intérêt : les différents espaces sociaux à l’intérieur desquels peuvent se construisent des savoirs, des habiletés, des capacités, des dispositions, des compétences ; les contextes de travail et les groupes professionnels en tant qu’ils peuvent être des contextes d’apprentisssage, de professionnalisation et d’homogénéisation des pratiques ; les champs sociaux où les acteurs peuvent expérimenter des situations de concurrence, de (dé)valorisation, de rupture, de réorientation/reconversion, de transition, d’exclusion, de discrimination, de handicap. Les premiers cherchent à comprendre la manière complexe dont se fabriquent les trajectoires individuelles en formation initiale puis continue, dans l’emploi, au chômage, en dehors de l’activité professionnelle ; la source des inégalités, les effets des dispositifs de formation continue et plus largement des politiques publiques. Les seconds outillent, construisent, mettent en œuvre une ingénierie de compétences, de formation, de projet pour fluidifier les mouvements sur les marchés du travail, pour sécuriser les trajectoires, pour accompagner les reconversions, pour renforcer les potentialités des espaces d’activité en matière d’apprentissage.

Comprendre l’employabilité dans une approche prospective des besoins économiques

Il s’agit de penser l’ingénierie de formation à partir non seulement d’une connaissance objective et détaillée des besoins des territoires et des organisations mais également des ressources en capital humain déjà constituées. Les problématiques travaillées par nos étudiants sont liées à des objets de recherche en lien avec l’insertion, l’employabilité et l’inclusion et s’inscrivent principalement en sciences de la formation : sociologie de la formation et de l’emploi, économie de l’éducation et de la formation, psychologie cognitive, évaluation/docimologie, prospective et analyse des pratiques. Notre offre de formation se veut surtout un espace de dialogue entre étudiants, professionnels et chercheurs dans le but de partager, de construire et de diffuser les dernières connaissances scientifiques, d’homogénéiser les pratiques favorables à une ingénierie optimale de compétences, de formation et de projet, de questionner les présupposés et les mythes en matière d’apprentissage, d’employabilité et de socialisation professionnelle, en vue de répondre avec bénéfice aux besoins d’accompagnement des populations et des territoires.

Stéphane Guillon, Maître de conférences, Université de Strasbourg et LISEC UR 2310
Responsable du master de Sciences de l’Éducation

Contribuer à la Paix, la Coopération et le Développement a, pour préalable, une éthique relationnelle faite de réciprocité, d’équité, de respect, de confiance, de solidarité. Cela implique, de la part des acteurs, un engagement et une disposition personnelle qui ne peut se réduire à l’acquisition de savoirs relevant d’une discipline universitaire.

C’est le sens du partenariat, depuis presque 20 ans, entre l’Université de Strasbourg et l’association INTERCORDIA porteuse de l’ambition de « se former ensemble à une pratique de Paix » par l’expérience de la rencontre de personnes de cultures et conditions sociales diverses.

La Paix ne se réduit pas à l’absence de guerre.

La Paix ne se réduit pas, ici, à l’absence de guerre. Il s’agit de la capacité de vivre et œuvrer ensemble, malgré les différences, pour un bien commun, au cœur de la découverte d’une humanité commune. Devenir acteur de Paix implique de s’exposer soi-même à l’expérience de la rencontre personnelle et interculturelle, de surmonter les conflits qu’elle entraîne, et ainsi de découvrir des clés du vivre ensemble. 

Le DUECODEV : un double défi 

Le Diplôme Universitaire d’Etude de la Coopération et du Développement (DUECODEV) propose, un double défi à des jeunes.

  • Vivre une expérience humaine forte et transformatrice par la rencontre de populations de cultures et conditions diverses pendant une durée de 9 à 12 mois.
  • Développer, à partir de là, une pensée personnelle et une contribution originale au défi de la Coopération et du Développement. Pour cela, les étudiants bénéficient de l’apport méthodologique, intellectuel et humain d’un processus universitaire dans le but de rédiger et soutenir un mémoire universitaire validé par un diplôme. 

« Cette expérience a changé ma vie, personnelle et professionnelle, car même si je ne vais sans doute pas (maintenant) me lancer dans la gestion de projets humanitaires, je vais davantage orienter ma carrière vers les sciences humaines, le domaine juridique et le management. »

Manon Rochette-Castel, ancienne volontaire en Inde, diplômée en 2021

« Ce fut une période de maturation de mes souvenirs et de mes questionnements, qui est venue m’aider à attester de toutes les belles choses que j’ai pu vivre là-bas. […] le mémoire est une belle manière d’en témoigner. » 

Myriam, ancienne volontaire 2018

Le principe fondateur, du partenariat avec INTERCORDIA, de se former par la relation à l’autre, s’applique tout au long du parcours proposé, par une succession de rencontres, toutes enrichissantes et formatrices avec :

  • les membres de l’INSPE de Université de Strasbourg et d’INTERCORDIA pour la préparation de la mission ;
  • les autres jeunes volontaires, d’origines diverses, pendant la formation de deux semaines, avant de partir en mission ;
  • des intervenants de tous horizons qui partagent leurs expériences, dans de multiples domaines, comme la complexité, l’anthropologie, l’éducation comparée, la relation d’aide, la communication, l’interculturalité, l’enjeu écologique, la maîtrise constructive des conflits, la géopolitique, les croyances etc… ;
  • les tuteurs bénévoles INTERCORDIA qui accompagnent individuellement chaque jeune jusqu’à la soutenance du mémoire et permettent un soutien et des prises de recul, par des échanges réguliers dans une relation de confiance bienveillante ;
  • les populations, dont la rencontre sur le terrain est l’élément essentiel et fondamental ;
  • les conseillers mémoires, qui sont des enseignants-chercheurs de l’INSPE de l’Université de Strasbourg, lors de la rédaction du mémoire ;
  • tous les auteurs qui permettent de confronter et conforter sa pensée personnelle, issue de son expérience unique de terrain, à des concepts afin de répondre à une problématique précise. 

Le DUECODEV, en conjuguant des ressources universitaires et associatives, illustre par lui-même l’idée de Coopération et Développement et offre ainsi à des jeunes une expérience humaine et intellectuelle unique et originale, souvent déterminante pour leur avenir, comme en témoignent tous les étudiants à l’issue de la soutenance de leur mémoire.

« Cette aventure m’a beaucoup apporté humainement, sur les relations que j’ai pu
nouées avec chacun, en prenant en compte les difficultés interculturelles. […] J’ai trouvé fascinante l’écoute de l’autre qui me racontait sa vie et argumentait sur des opinions à l’opposé des miennes. […] J’ai appris bien plus que je ne l’aurais pensé »

Manon Rochette-Castel, ancienne volontaire en Inde, diplômée en 2021

« C’est une aventure qui se termine, mais je continue ma route avec mon sac à dos bien enrichi de toutes mes expériences de vie et de rencontres. Grâce à ma mission et à Intercordia au DUECODEV, je suis prête à continuer à construire des ponts ! » 

Myriam, ancienne volontaire 2018

Cette formation apporte des clés essentielles pour leur engagement futur, personnel et professionnel, dans la voie qu’ils choisissent avec détermination et conviction, préparés à relever les nombreux défis d’un monde complexe et en crise qui a, pour cela, besoin de l’engagement d’acteurs de Paix.

Co écrit par Anne Gerios, Chargée de Développement Intercordia , Louis HUBERTY, Responsable de formation et d’études et Elisabeth REGNAULT, Maître de Conférences en Sciences de l’Education, HDR en éducation comparée – INSPE-LISEC, Université de Strasbourg.

Dans le contexte économique actuel où la concurrence est de plus en plus vive, la Gestion Industrielle, l’amélioration de la Performance Industrielle et l’Innovation constituent une réponse primordiale pour assurer la pérennité de l’entreprise.

C’est la maîtrise des délais qui déterminera souvent l’avantage compétitif. Il faut concevoir et produire mieux, plus vite et moins cher, des produits durables et customisés pour contribuer à satisfaire les clients dans un contexte d’Entreprise Etendue. La performance industrielle sera optimisée par l’identification et l’élimination de toutes les pertes d’efficacité qui jalonnent la chaîne de valeur en impliquant l’ensemble du personnel. L’approche Lean* Management ou Excellence opérationnelle, élément moteur des formations proposées ci-dessous, permet de répondre à cette problématique en étant un fondamental à toute évolution des entreprises vers la digitalisation.

De plus, les entreprises doivent répondre au défi stratégique, organisationnel, humain et technologique de l’industrie du futur.

La transformation numérique, c’est-à-dire l’intégration des nouvelles technologies digitales au cœur même des activités des entreprises, mais aussi une nouvelle organisation de l’espace de production et de son mode de fonctionnement représentent un enjeu majeur pour les entreprises. Celles-ci pourront ainsi gagner en agilité et efficience sans oublier la rentabilité, tout en étant durables et respectueuses de l’Homme et de son environnement. Les défis de cette transformation numérique reposent en partie sur la technologie en intégrant nécessairement l’aspect humain et donc une vision 4.H* avec un besoin nécessaire de développement de compétences dans de nombreux domaines. Les métiers vont évoluer afin que l’Homme puisse accompagner les développements organisationnels et technologiques de nos entreprises.

Mais rien ne sert de digitaliser de la non-valeur ajoutée.

L’approche préalable à toute digitalisation doit s’appuyer sur une démarche Lean qui permet déjà d’optimiser, de maitriser, de standardiser les processus tout en prenant en compte les problématiques de gestion du changement. L’Homme, impliqué dans cette démarche, sera ensuite prêt pour intégrer tous les projets de digitalisation. Plus que les solutions technologiques, c’est bien l’Homme et les fondamentaux du Lean Management qui représentent les facteurs clés de réussite de la transformation digitale des entreprises.

C’est dans ce contexte et pour répondre à ces besoins en termes de compétences que la Faculté des sciences économiques et de gestion de Strasbourg en partenariat avec le département Qualité, Logistique Industrielle et Organisation de l’IUT de Haguenau proposent 2 formations diplômantes réalisées en formation continue :

  • Un Master Gestion industrielle et innovation – orientation Lean management et industrie du futur 4.0 (Master 2 / BAC+5)
  • Une Licence Professionnelle Logistique et performance industrielles – Lean 4.0 (LP / BAC+3)

Ces 2 formations sont réalisées pour partie à l’IUT de Haguenau et pour partie à la Faculté des sciences économiques et de gestion à Strasbourg. Elles s’appuient sur un outil unique : l’Usine École de l’industrie de futur – Hall Lean 4.0, qui permet la mise en œuvre d’une pédagogie innovante, pratique et impliquante, dans un environnement similaire à celui de l’entreprise afin d’expérimenter les outils du Lean et du 4.H dans des conditions très proches de la réalité.

Les formations sont animées par des formateurs justifiant d’expériences professionnelles avérées, le groupe est constitué de salariés de différentes entreprises permettant un benchmarking dans le domaine et le partage d’expérience. Les 2 formations sont labellisées par PerfoEST – Pôle Véhicule du Futur (Pôle de compétitivité) et permettent la préparation d’une certification Green Belt Lean Six Sigma délivrée par l’Institut Performance France.

Les formations sont planifiées sur une année universitaire (de mi-octobre à fin juin) en alternance pendant 8 mois minimum à raison de 2 jours tous les 15 jours à l’Usine Ecole du Lean Management – 4.0 de l’IUT de Haguenau Département QLIO ou à la Faculté des sciences économiques et de gestion de Strasbourg et le reste du temps en entreprise. Chaque promotion, constituée d’une douzaine de personnes salariées d’entreprise, est réellement à taille humaine afin de privilégier une pédagogie de la réussite (taux de réussite de 100 % sur les dernières promotions).

Le recrutement en LP ou M2 est fonction du profil d’entrée :

  • Salariés d’entreprise d’un niveau d’encadrement type : chef d’équipe, animateur, technicien supérieur, ingénieur, directeur… disposant de préférence d’une expérience professionnelle de deux ans minimum
  • Salarié d’un niveau BAC + 2 pour la LP ou Bac + 4 (Master1) pour le M2.  Les candidats non titulaires d’un niveau de diplôme adapté pourront être admis en justifiant d’une expérience professionnelle avec responsabilité en production, en gestion de projets et/ou en amélioration continue.

Vous vous retrouvez dans les enjeux du 4.0 et les projets Lean, n’hésitez pas à nous solliciter pour monter en compétences par un diplôme d’Etat reconnu ou pour former un de vos collaborateurs.

* Définition du Lean : Ensemble de techniques visant à l’élimination de toutes les activités à non-valeur ajoutée. « Lean » en français signifie « Moindre ». Le Lean management est de ce fait une stratégie essentiellement concentrée vers la réduction des pertes générées à l’intérieur d’une organisation. Le Lean management, au-delà d’être un ensemble de méthodes, repose sur le facteur humain. Il a pour but d’améliorer les conditions de travail afin que le personnel travaille dans un état d’esprit positif orienté vers la diminution du gaspillage et des pertes (de temps, de matières, d’argent etc.) La motivation et les comportements des hommes sont donc nécessaires pour une application efficace.

* Définition du 4.H : L’intégration de l’Homme au cœur de l’Industrie du Futur

M. Jean-Louis Michalak, Responsable Masters à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion – Université Strasbourg.

Mme Ivana RASOVSKA, Chef de département Qualité, Logistique Industrielle et Organisation – IUT de Haguenau- Université de Strasbourg

Nous passons en moyenne 80 à 90 % dans des environnements intérieurs : domestiques, professionnels ou autres. Les polluants rencontrés sont multiples et les pathologies associées nombreuses.

La mise au point de méthodes de mesure des allergènes domestiques a permis de mieux quantifier les polluants, de faire le lien avec les symptômes d’allergie et d’apprécier l’effet des méthodes d’éviction des polluants.

Pour réaliser de façon la plus globale cette réduction de l’exposition allergénique, il est rapidement apparu que les médecins spécialistes et généralistes n’avaient ni le temps ni la formation pour proposer des conseils d’éviction orientés. Brandt a montré lors d’une étude effectuée auprès des allergologues américains la nécessité d’une visite à domicile (1) pour avoir une vue précise de l’environnement des patients. Pour cela, il faut un audit de qualité de l’environnement intérieur et proposer des conseils d’éviction en fonction des niveaux d’exposition mesurés et des habitudes culturelles du patient.

Une nouvelle activité professionnelle

C’est pourquoi, nous avons créée en 1991 à Strasbourg une nouvelle activité professionnelle, les Conseillers Médicaux en Environnement Intérieur (C.M.E.I.). Grâce à une étude prospective, randomisée, multicentrique, réalisée de 1999 à 2000, comprenant 378 patients, l’intérêt des C.M.E.I. a été démontré sur l’observance des patients aux mesures d’éviction et sur les taux d’allergènes d’acariens (2)

La validation clinique des CMEI a été obtenue par le travail de l’équipe de Morgan (3).Il a également été montré dans ce travail qu’il existait une corrélation entre l’amélioration clinique et la réduction de l’exposition allergénique. Une autre publication de Krieger et collaborateurs (4) a conforté l’idée de l’éviction la plus globale possible. En effet, dans ce travail, ils ont comparé l’intérêt de n’envisager des mesures d’éviction que pour un allergène par rapport à une éviction la plus globale possible de tous les allergènes auxquels le patient est sensibilisé en y associant aussi les moisissures et le tabagisme.

Les C.M.E.I. sont des professionnels qui peuvent intervenir sur demande des médecins pour des pathologies en lien avec des polluants domestiques : les acariens, les allergènes d’animaux, les moisissures, les blattes et les polluants chimiques tels que : les composés organiques volatils (COV), le formaldéhyde, le dioxyde d’azote (NO2).

Les C.M.E.I. font un audit de la qualité de l’air intérieur à l’aide d’un questionnaire standardisé et mesurent les polluants incriminés lors du diagnostic médical. Cette visite à domicile est gratuite lorsque le CMEI est rattaché à une structure publique (ex : Hôpitaux, ARS, Service d’hygiène des Villes, Mutuelle ou prestataire de service pour l’oxygène…) ou peut être payante lorsque l’activité s’exerce de manière libérale.

Ces conseils permettent aux patients de modifier leur environnement (ex : housse anti-acariens pour les matelas, sommier à lattes, revêtement de sol lavable, choix des peintures, des produits d’entretien …) ou parfois des changements dans les habitudes de vie (ex : fréquence d’aération, suppression des parfums d’intérieur…). Le partenariat avec d’autres professionnels (ex : ARS service environnement et santé, services communaux d’hygiène et de santé des villes, Atmo-Grand Est, ADIL, CAUE, Centre Anti-Poison …) est souvent nécessaire.

Une formation adaptée pour exercer cette activité

En ce qui concerne la formation, : actuellement, 227 C.M.E.I. ont obtenu le Diplôme Inter-Universitaire de santé respiratoire et habitat (avec les Universités de Brest, Montpellier, Paris, Toulouse, Strasbourg). Depuis 2007, une licence professionnelle des métiers de santé et de l’environnement a été crée. Par ailleurs, la création et le développement des conseillers médicaux en environnement intérieur ont été inscrits dans les différents Plan National de Santé Environnement (PNSE 1 à PNSE 3).

De même, dans les recommandations pour le diagnostic, la prise en charge et le traitement de l’asthme du nourrisson de moins de 36 mois en 2008, il a été recommandé de faire appel aux conseillers en environnement. Par ailleurs aux Etats-Unis, l’équivalent des CMEI sont considérées comme coût- efficace et leur développement est recommandé par l’EPA (Environnement Protection Agency) et le CDC (Center of Disease Control and Prevention).

Une étude multicentrique française : ECENVIR (Évaluation clinique et étude d’impact économique de l’intervention de Conseillers en Environnement Intérieur (CEI) au domicile des patients asthmatiques) a permis de voir si l’intervention d’un CMEI était coût-efficace et si cela et si permettait une réduction des symptômes des patients suivis. Les premiers résultats de cette étude sont très encourageants.

Récemment, une Député, Madame Agnès Firmin Le Bodo a déposé un projet de loi pour l’amélioration de la prise en charge de l’asthme où le remboursement des visites est proposé et le développement de postes et la pérennisation de ceux qui existent. Ce nouveau métier permet une prise en charge validée et logique des maladies respiratoires et allergiques liées à la pollution de l’environnement intérieur.  De plus, 1/3 de la population naît après 1980 est cliniquement allergique, ce nouveau métier sera appelé à se développer.

(1) D.M. Brandt, L. Levin, E. Matsui, W. Phipatanakul, A.M.Smith, J.A.. Bernstein, and American Academy of Allergy, Asthma & Immunology Indoor Allergen Committee.. Allergists’ attitudes toward environmental control: Insights into its current application in clinical practice. J. Allergy Clin Immunol.  2008 ; 121(4): 1053-1054.

(2)  F. de Blay, G. Fourgaut, G. Hedelin, D. Vervloet, F.-B. Michel, P. Godard, D. Charpin, G. Pauli, and the Scientific Committee of the MIEC study.   Medical Indoor Environment Counselor (MIEC): role in compliance with advice on mite allergen avoidance and on mite allergen exposure. Allergy 2003 ; 58: 27 33.

(3)  W.J. Morgan, E.F. Crain, R.S. Gruchalla, G.T. O’Connor, M. Kattan, R. Evans, J. Stout, G. Malindzak, E. Smartt, M. Plaut, M. Walter, B. Vaughn,

H. Mitchelle. Results of a home-based environmental intervention among urban children with asthma.New Engl J Med 2004; 351:1068-80.

(4)  J. Krieger, T.K. Takaro, C. Allen, L. Song, M. Weaver, S. Chai, P. Dickey .The Seattle-King Country Home Project: Implementation of a Comprehensive Approach to Improving Indoor Environmental Quality for Low-Income Children with Asthma. Environ Health Perspect 2002 ; 110: 311-322.

(5) C. Speyer-Olette.  Conseillère Médicale en Environnement Intérieur, Bilan et suivi de cinq années d’exercice. Rev Fr Allergol 2009; 49:  577-581.

(6)  K.Sedkaoui-Aumerzouk, A. Didier. Enquête environnementale domestique Rev Fr Allergol 2004 ;44: 363.

Mme Martine OTT, Conseillère Médicale en Environnement Intérieur, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.

M. Frédéric de BLAY, Professeur à la Faculté de Médecine, Praticien hospitalier, Unité de Pneumologie, d’Allergologie et de pathologie respiratoire de l’environnement, Pôle de Pathologie Thoracique, Nouvel Hôpital Civil.

De bac+2 à bac+5 et quel que soit le domaine de formation, l’alternance est possible à l’Université ! Avec près de 100 formations accessibles en contrat de professionnalisation, notre objectif à l’Université de Strasbourg est le suivant : former les talents d’aujourd’hui et de demain pour répondre aux besoins des entreprises et du monde socio-économique.

Un véritable tremplin vers l’emploi

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail (CDD ou CDI) qui vise à favoriser l’insertion ou la réinsertion professionnelle par l’acquisition d’une qualification reconnue.

Alliant théorie et pratique, il repose sur la pédagogie de l’alternance.

Ouvert aux jeunes de 16 à 25 ans révolus, aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus ainsi qu’aux personnes en reconversion professionnelle, le contrat de professionnalisation permet de bénéficier d’un enseignement théorique complété par une mise en pratique professionnelle au sein d’une entreprise.

Ce rythme permet ainsi à chaque alternant de mettre en pratique les connaissances acquises au cours des enseignements théoriques.

Avec une durée de formation variant de 6 à 12 mois pouvant être prolongée jusqu’à 36 mois, ce contrat de travail facilite l’accès à l’emploi par l’acquisition d’une qualification mais également d’une expérience professionnelle. L’alternant peut aussi, s’il le souhaite, réaliser ses périodes de pratique dans plusieurs entreprises. Ce rythme permet ainsi à chaque alternant de mettre en pratique les connaissances acquises au cours des enseignements théoriques.

Le contrat de professionnalisation a fait ses preuves en permettant à de nombreuses personnes de se former très concrètement à un métier et d’entrer ou de revenir dans la vie active. En 2021, à l’Université de Strasbourg, le taux d’insertion professionnelle s’élevait à 96% pour les contrats en alternance.

Une opportunité pour les employeurs

Pour l’entreprise, c’est l’opportunité d’insuffler une certaine dynamique par le biais d’un nouveau regard s’appuyant sur des acquis universitaires. Le contrat de professionnalisation permet de former l’alternant aux méthodes de travail, à la culture de l’entreprise et de disposer d’un collaborateur rapidement opérationnel tout en participant pleinement au développement de ses compétences.

Les conditions financières avantageuses du contrat de professionnalisation (réduction générale des cotisations patronales, déduction fiscale de la taxe d’apprentissage, exonération des cotisations salariales…) peuvent, elles aussi, séduire les entreprises.

Il est à noter que les opérateurs de compétences prennent en charge les contrats de professionnalisation au niveau fixé par les branches, ou à défaut, par décret.

Une offre de formation adaptée

Industrie, sport, droit, marketing… au Service formation continue, à chaque profil correspond une formation adaptée.

Avec une centaine de diplômes accessibles en contrat de professionnalisation, notre objectif est d’accompagner les talents d’aujourd’hui et de demain en leur donnant les clés d’une insertion réussie sur le marché de l’emploi.

Au service de l’emploi et des compétences, le Service formation continue est à vos côtés pour concrétiser votre projet.

Du risque à la crise : gestion d’une situation sanitaire exceptionnelle (SSE)

A découvrir l’article sur « Covid-19 : les transferts internationaux de patients de réanimation,une solution pour les départements frontaliers »

https://sfc.unistra.fr/wp-content/uploads/2020/12/TGV.pdf

Notre société vit dans un contexte incertain où le risque est omniprésent depuis les attentats de Paris en 2015, à Nice en 2016 et à Strasbourg en 2018.

A cela s’ajoute les situations accidentelles ou malveillantes sur des sites industriels de type SEVESO (AZF de Toulouse en 2001) et les catastrophes naturelles comme un séisme ou un cyclone (ex : Irma). 

Êtes-vous paré à faire face à la menace, au risque d’attentat ou aux différents types de catastrophe naturelle ?
Vos équipes sont-elles préparées à faire face ?
Connaissez-vous les principales étapes de la gestion de crise ?
Votre cellule de crise est-elle prête à affronter la gestion d’une crise en situation sanitaire exceptionnelle ?
A-t-elle besoin d’augmenter ses connaissances pour la mise en œuvre d’outils de communication ?

Toutes ces questions trouveront des réponses dans le contenu du DU Gestion de crise en SSE.

L’approche globale et transverse de la gestion des crises développée dans le Livre Blanc de la défense et sécurité nationale (version 2013) implique un haut niveau d’interopérabilité interservices de la part des acteurs majeurs. De ce fait, les acteurs décisionnels ainsi que les conseillers techniques en matière de gestion de crise doivent maîtriser la connaissance des risques et des menaces ainsi que leurs conséquences, notamment en matière de santé publique, les méthodes de raisonnement tactique et de planification, les moyens interservices susceptibles d’être mis en œuvre, les postures et procédures opérationnelles dans lesquelles ils doivent prendre une part active.

Un diplôme universitaire pour professionnaliser la gestion de crise en SSE

Pour sa première année de lancement en 2019/20, le DU Gestion de crise en SSE, a recueilli un taux de satisfaction de 94,4% de la part de ses stagiaires. Fort de cette expérience positive, le service formation continue de l’université de Strasbourg reconduit pour la seconde année le diplôme universitaire dédié à la gestion de crise en situation sanitaire exceptionnelle. 

L’objectif de cette formation est de permettre l’intégration pleine et totale des stagiaires dans un dispositif de gestion de crise interservices composé des forces de l’ordre (police et gendarmerie), des pompiers, du personnel de santé, des armées, des grands opérateurs (SNCF, CTS etc). A l’issue de la formation et grâce à l’expertise reconnue des intervenants, le stagiaire sera en mesure de contribuer activement à la continuité et l’efficacité de la chaine des secours lors d’un évènement majeur. 

Au sortir de la formation, les stagiaires seront à même de répondre aux compétences clés visées qui sont : la connaissance des risques et menaces, l’identification des différents partenaires, la maitrise des outils de gestion de crise et post crise, la compréhension de l’organisation hospitalière en crise, la mise en œuvre des contres mesures adaptées, ainsi que la participation à la résilience collective.

L’organisation modulaire du diplôme en 4 modules de 5 jours, qui devront être suivis dans l’ordre indiqué sur une période maximale de 5 ans, permettra d’aborder toutes les connaissances utiles 

  • Module 1. Connaissance de l’environnement contextuel
  • Module 2. Connaissance de l’environnement opérationnel
  • Module 3. Phase pratique : réponse institutionnelle hospitalière
  • Module 4. Communication de crise et gestion de la post-crise

Les modules sont émaillés par des mises en situation pratiques et des exercices de simulation tout au long de la formation. En créant une véritable articulation entre théorie et pratique, la formation se veut interactive, ludique et dynamique. 

Les professionnels concernés

Les personnes du secteur publique ou privé (industries, grandes entreprises de service public, etc…) ayant une responsabilité en sécurité-sûreté et logistique, les personnels de l’administration de l’Etat, territoriale ou hospitalière, les fonctionnaires de police, la gendarmerie, …, toutes ces personnes sont susceptibles d’être impliquées, lors d’un évènement majeur, sur le terrain, ou au sein d’une structure de gestion de crise en qualité d’expert ou de conseiller technique de l’autorité décisionnelle.

Les enseignants

Les intervenant, tous experts dans la gestion de crise, sont issus d’horizons divers et variés comme le corps professoral de l’UNISTRA (faculté de médecine de Strasbourg et EOST), la direction générale de la Santé, l’Agence Régionale de Santé, les corps de l’armée, le SDIS, les forces de l’ordre, les milieux industriels impliqués dans la protection NRBC, ainsi que les médias.

Cette diversité de cursus des formateurs apporte une multitude de richesse tant sur le contenu que la pédagogie et le parcours de la formation.

Docteur Nora OULEHRI, praticien hospitalier urgentiste

Docteur Bob HEGER, praticien hospitalier anesthésiste-réanimateur

Les Journées Nationales des Centres de Références de Maladies Vectorielles à tiques (CR MVT) sont organisées pour la premières fois le lundi 4 avril à partir de 9h à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. Ces journées ont pour objectif de permettre une information scientifique et actualisée sur les MVT. Elles permettront aux professionnels intéressés par cette thématique, médecins cliniciens spécialistes ou non, scientifiques ou autres professionnels de se rencontrer et de participer aux échanges. Ces journées seront organisées dans un environnement adapté et grâce à l’accès distanciel devront permettre aux plus nombreux d’accéder aux informations partagées.

Une nouvelle dynamique sur cette thématique

Les cinq CR MVT, missionnés par les autorités sanitaires et la Direction Générale de la Santé se sont structurées pour faire cette offre de formation. Ils contribueront tous à partager leur expérience.

Les centres de références des maladies vectorielles à tiques ont été créées en 2020. Ce sont des structures hospitalières qui ont des compétences en terme de prise en charge de patients, de pilotage de protocoles de recherche, d’enseignement et de communication. Les patients pris en charge dans les centre de compétences et de références répondent à des situations complexes qui peuvent être difficiles à gérer en soins de premier recours. Ces centres sont donc en appui des médecins de famille pour apporter leur expertise à la fois diagnostique et thérapeutique. Ils organisent des échanges dans le cadre de réunion de concertation pluridisciplinaires qui permettent à plusieurs spécialistes de se rencontrer pour discuter des patients vus en consultations ou en hospitalisation et qui posent des problèmes de prise en charge diagnostique ou thérapeutique. Ces centres veillent aussi à proposer des conduites à tenir dans le respect des recommandations nationales et internationales basées sur des données scientifiquement validées.

De par leur expertise dans le domaine de la recherche ils ont aussi pour mission de développer des axes de recherches clinique ou, en complément avec les laboratoires, de construire des projets de recherches plus fondamentaux. Enfin des actions de communications sont menées aussi bien pour le grand public, que pour un public plus professionnel. Les centres sont aussi mobilisés pour diffuser l’information médicale et scientifique. C’est dans ce cadre que s’inscrivent ces premières journées.

Une rencontre ouverte à tous

Elles permettront une rencontre des différents acteurs des CR MVT, volontairement ouverte à un public large pour partager les informations scientifiques. Elles ont aussi pour objectifs de pouvoir interagir sur certains projets et discuter des perspectives d’avenir. Les nouvelles données épidémiologiques, diagnostiques sur l’ensemble des maladies vectorielles seront présentées et permettront à un public large d’actualiser ses connaissances sur le sujet. Plus précisément nous ferons un état des lieux de nos connaissances sur les tiques et des données publiées dans la littérature scientifique. Nous aborderons les thématiques de la borréliose de Lyme dans des régions où celle-ci est moins connue, des perspectives diagnostiques avec l’apport de nouvelles techniques de laboratoire mais aussi de l’intelligence artificielle, des formes cliniques parfois difficiles à identifier en particulier avec des signes d’atteinte du système nerveux. Les autres MVT souvent méconnues comme les encéphalites à tiques (qui sont depuis 2021 des infections à déclaration obligatoires) et celles causées par des nouveaux agents pathogènes de MVT pour l’homme seront aussi abordées. Enfin l’aspect psycho social fera l’objet d’une présentation sur un travail réalisé auprès de patients concernés par les MVT.

Nous espérons ainsi que ces journées pourront contribuer à mettre à jour nos connaissances sur la thématique des MVT. Elles permettront d’avoir un échange entre différents acteurs s’intéressant à cette problématique et ont pour objectif de pouvoir ouvrir le débat sur des horizons nouveaux pour enrichir les données scientifiques dans le but de pouvoir aider les patients concernés par ces MVT.

Plus d’informations sur le CR MVT

Cet évènement est organisé par la Cellule Congrès Formation de l’Université de Strasbourg.

Y.Hansmann, Service des maladies Infectieuses, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Plutôt que de recevoir un patient seul, comme le veut la tradition en psychiatrie et en psychothérapie, le thérapeute l’accueille avec ses proches (conjoint(e), parents, enfants, frères et sœurs, amis…). En impliquant la famille, le thérapeute active les ressources affectives qui entourent le patient et aide celui-ci à évoluer au sein même de son environnement relationnel.

La thérapie familiale vise un changement positif auquel participent aussi bien le patient que ses proches, c’est-à-dire les personnes qui sont les plus importantes dans sa vie. Pour ce faire, le thérapeute utilise une palette de techniques qui stimulent et facilitent la communication dans la famille. Ces techniques nécessitent une formation spécifique.

L’efficacité de la thérapie familiale a été démontrée par de nombreuses études empiriques, pour des troubles émergeant aussi bien chez des enfants et des adolescents que chez des adultes : troubles du comportement alimentaire, troubles de l’humeur (troubles bipolaires, notamment), troubles obsessionnels compulsifs, addictions, schizophrénie, phobie sociale, troubles du comportement, troubles de l’attention, etc.. En France et depuis une quinzaine d’années, plusieurs instances scientifiques, dont l’INSERM, ont reconnu et valorisé les résultats obtenus par la thérapie familiale. Plus largement, la thérapie familiale peut-être indiquée pour toute difficulté relationnelle : conflits, problèmes de communication, éloignement affectif…

L’intérêt pour la thérapie familiale est grandissant ; il s’observe aussi bien chez les familles (qui demandent de plus en plus à participer aux prises en charge) que chez les personnels encadrants des institutions (qui perçoivent et évaluent la nécessité d’impliquer les proches dans le soin). Les psychiatres et les psychologues manifestent un attrait de plus en plus important pour cette approche. Pourtant, la thérapie familiale reste encore aujourd’hui peu enseignée dans les universités françaises.

Pour toutes ces raisons, Pr Carment Schröder, Pr Fabrice Berna et moi ont proposé au Service de Formation Continue de mettre en place un Diplôme d’Université de Thérapie Familiale sur deux ans. Il s’agit de la première formation proposée en France qui soit à la fois de haut niveau académique et destinée spécifiquement aux psychiatres et aux psychologues. Ce diplôme constitue ainsi une formation de niveau très spécialisé permettant à des professionnels de développer cette méthode dans leur pratique ou de candidater à des postes pour lesquels cette compétence est requise. L’équipe pédagogique rassemble des formateurs français et étrangers reconnus pour leurs compétences dans des approches et des applications spécifiques de la thérapie familiale.  

Sébastien Dupont, Coordinateur pédagogique, docteur en psychologie, thérapeute familial et chercheur associé à l’Université de Strasbourg